aquarelle sur contre-collé 60x40cm collection privée (France)
Dès le XVI èeme siècle les pilotes du Havre, bravant les conditions géographiques et climatiques difficiles, ont solidement assis leur réputation de fin manoeuvriers par un savoir faire exceptionnel et un courage reconnu. La fin du XIX ème verra l' apparition des célèbres côtres-pilotes à coque noire et pavois blanc.
C'était en 1850, temps du Gold Rush, près de 800 navires venant des ports des Etats Unis et d'Europe débarquèrent 100 000 hommes qui couraient aux placers sitôt mouillés ou échoués dans la Baie. C'était le temps où le Golden Gate n'était pas encore un pont et Alcatraz une île semblable à Angel Island. Il fallait payer jusqu'à 150 et 200 dollars par mois pour décider un homme de faire le voyage de retour et l'on n'était pas certain qu'il fut marin. Mais q'importe, il était en bonne santé et possédait deux bras solides. Les dockers se payaient 30 dollars la journée ceci contribuant à faire grimper le prix du fret de 13 dollars la tonne New York-San Francisco à 60 dollars. D'immenses fortunes furent bâties dans les affaires maritimes durant une période de dix années.
aquarelle sur carte marine ancienne 100x85 cm collection privée (USA)
Le grand quatre-mâts barque en acier de la Cie Laiesz de Hambourg, 3064 tonnes de jauge brute, vient de quitter Taltal avec un chargement de nitrate. Construit en 1926, le Padua mesure 96 mètres entre perpendiculaires. Les "babordais" ont serré la misaine, et, sous petit et grand hunier, le navire monte à l'assaut des lames, popussé par un bon vent frais. Son sillage s'étire sur 8 à 9 nautiques par heure, et l'étrave se rapproche des 55èmes rugissants. Les grains succèdent aux grains, le pont n'est qu'écume, et luisant, le grand voilier roule bord sur bord, escaladant la houle qui se creuse d'heure en heure. La mer devient grosse, le Padua si imposant au port ressemble à un esparre flottant dans la tourmante. La grande coque replonge dans un gouffre plus noir et plus profond. Là haut le ciel noir, en dessous les flots noir et autour le souffle irréel du vent. Encore une centaine de miles avant le Détroit de Lemaire. Dix heures tout au plus, mais il faut ménager la monture et le capitaine décide de réduire la voilure.
aquarelle sur carte marine ancienne 80x60cm collection privée (USA) Au XIX ème et début du XX ème une flotte de goélettes de pêche oeuvrait sur les Grands Bancs de Terre Neuve et de Nouvelle Angleterre, mais aussi de Portland et Rockland dans le Maine. Ces magnifiques voiliers dessinés comme des voiliers de course étaient taillés pour le vitesse. Ils venaient des ports de Gloucester, Provinceton, Massachussets, New Bedford ou Boston. Leur rapidité était l'assurance d'arriver le premier au port afin de vendre dans les meilleures conditions la pêche. Des records furent établis par des hommes comme le capitaine Maurice Whalen de la goélette "Harry Belden" de 30 mètres qui parcouru la distance de 154 miles nautiques en 10 heures, ou du capitaine Bolhen de la "Nannie Bohlen" de 35 mètres laquelle parcouru les 222 miles séparant le Cap Sable de Gloucester en 14 heures et 25 min, soit une moyenne d'environ 16 noeuds!. Les chantiers navals d'Essex dans le Massachussets, construisirent plus de 3000 de ces navires de pêche depuis la fin du XIXème jusqu'à nos jours.